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SAVE THE DATE • Good Morning Vietnam Records !

Good Morning Vietnam Records !

Émanation du magazine So Foot, Vietnam Records est un jeune label parisien, décalé, artisanal et iconoclaste, orienté vers la pop-folk indé (H-Burns) et la chanson alternative (Pharaon de Winter, Chevalrex). Good Morning Vietnam !

Bienvenue dans la galaxie So Press. Celle du magazine So Foot (lui-même sorte d'extrapolation du mag culturel Sofa), qui ne se contente pas de parler de corners et de pénos, mais clame haut et fort son amour de la musique. À tel point que ses responsables décident, il y a une poignée d'années de cela, de monter leur propre label – aussitôt dit, aussitôt fait : Vietnam Label naît, sous licence exclusive avec Because Music. Si le catalogue n'est pour l’heure guère étoffé (mais ce n'est qu'un début), il témoigne de choix assumés et se trouve nettement orienté vers la chanson alternative, la pop indé, des projets un peu fous, un peu lunaires. Mais Vietnam Label, c'est avant tout une une démarche artisanale et une histoire de bande : des musiciens qui aiment se retrouver, se sentent concernés, veulent avancer ensemble, et jouer. Pour la petite histoire, c'est parce que la décision de fonder ce label a été prise dans un restaurant vietnamien (le Thu-Thu, Paris, XVIIIe arrondissement) que celui-ci porte un tel nom. Alors, good morning, Vietnam !

H-Burns (FR)

Son truc à lui, son Eldorado, sa maîtresse, c'est l'Amérique. Celle de Johnny Cash, de Neil Young et de Springsteen, de John Fante et de Will Oldham ; une Amérique rugueuse, crépusculaire, avec son lot d'errances, de déshérence, de mélancolie poisseuse – mais qui sait aussi se faire flâneuse et légère, aurorale comme sur Kid We Own The Summer, sa dernière sortie en date. En dix années et six albums solo (il était auparavant guitariste au sein du très post-rock Don't Look Back), Renaud Brustlein a dressé une cartographie toute personnelle de cette Amérique aussi fantasmée que réelle, entre folk dépouillée et vibrante, et élans rock (dans la lignée lo-fi de Pavement). Idéal pour soigner – ou nourrir – ses états d'âm(érique).

Pharaon de Winter (FR)

Il a emprunté son nom de scène à un peintre portraitiste, ami de Puvis de Chavannes et bon père de famille, qui vécut au tournant du XXe siècle. Maxime Chamoux, quant à lui, a choisi pour s'exprimer la chanson pop, passant avec aisance de l'anglais au français, se jouant des mots, qui deviennent dans ses compositions prétexte à des cascades de sonorités souriantes et cristallines, caracolant au gré de mélodies cabotines et graciles. Cette musicalité porte la marque de l'indie pop anglaise (ses premières amours au sein de Toy Fight et de Please) comme celle d'une certaine chanson française, précise autant qu'excentrique, qui aime à cultiver sa propre singularité (on pense à Sheller, on évoque Manset) – en même temps, avec un nom pareil...

Chevalrex (FR)

Tout, dans Futurisme, le nouvel album de Rémy Poncet, porte l'estampille home made, des arrangements à la conception graphique. C'est que la musique n'est que l'une des nombreuses activités du Valentinois, celle qu'il pratique la nuit, à la fois arrangeur, chanteur et homme-orchestre. C'est aussi le premier de ses albums qui ne soit pas autoproduit, lui assurant une visibilité qui n'est que justice pour son talent de composition. Avec une ligne artistique qui inclut le Dominique A de La Fossette (l'album de la révélation pour Poncet) ou encore Fleurent-Didier ; avec une écriture d'une humble et ingénue sincérité en contraste apparent avec la richesse d'orchestrations pop, tout en pétillances symphoniques et miroitements mélodiques, le nouvel arrivant de Vietnam redonne à la chanson française le goût de l'émotion et de la finesse, le sens de son futur.

Rédigé par
Romain Santa Maria

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