Un projet de barrage en zone kurde, dans le sud-est de la Turquie, doit détruire, entre autres, la ville d’Hasankeyf, l’une des plus anciennes villes de Mésopotamie, berceau de notre civilisation.
Sur une falaise de presque 200 mètres au-dessus du Tigre, à quelques encablures de la frontière syrienne, se dressent les ruines d’Hasankeyf. Au sommet, de vieilles pierres, restes d’un château et d’une mosquée : le souvenir d’un glorieux passé se déroule tout au long de la cette pente abrupte. Cinq mille grottes parsèment la roche, anciennes habitations troglodytes adaptées au climat chaud et aride des bords du grand fleuve mésopotamien; celui-là même qui les engloutira d’ici quelques années si la Turquie s’entête à construire le barrage d’Ilisu, 80 km en aval.
Depuis plus de 50 ans, le gouvernement turc a lancé une vaste politique de construction de barrages, avec deux objectifs principaux: énergétique et agricole, facilitant l’irrigation d’une région très sèche. Concernant le barrage d’Ilisu, la Turquie veut en faire la quatrième centrale hydroélectrique du pays et le deuxième plus grand bassin de rétention d’eau. D’après les sources officielles, il devrait produire 3% de l’électricité du pays et générer 10 000 emplois.
Depuis plus de 50 ans, le gouvernement turc a lancé une vaste politique de construction de barrages, avec deux objectifs principaux: énergétique et agricole, facilitant l’irrigation d’une région très sèche. Concernant le barrage d’Ilisu, la Turquie veut en faire la quatrième centrale hydroélectrique du pays et le deuxième plus grand bassin de rétention d’eau. D’après les sources officielles, il devrait produire 3% de l’électricité du pays et générer 10 000 emplois.