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L'album de la semaine

 

Chaque semaine, un album est mis à l'honneur sur l'antenne d'EuradioNantes. Pour avoir un aperçu, écoutez-le tous les jours lors de son passage à l'antenne à 7h, 9h, 13h et 15h.

 

Cette semaine, c'est le dernier album de Karen Elson (Angleterre) intitulé "The ghost who walk" qui a retenu notre attention.

 


     
     

Tracklisting :

 

1. The Ghost Who Walks
2. The Truth Is In The Dirt
3. Pretty Babies
4. Lunasa
5. 100 Years From Now
6. Stolen Roses
7. Cruel Summer
8. Garden
9. The Birds They Circle
10. A Thief At My Door
11. The Last Laugh
12. Mouths To Feed

En écoute :Pretty Babies


 

Karen Elson - (Angleterre)

 

The ghost who walk, 2010

 


Intitulé The Ghost Who Walks, le premier album de Karen Elson sort le 25 mai en France. Ce jeune mannequin anglais n’est pas inconnu puisqu’elle est en fait la femme de Jack White. Evidemment, le chanteur des White Stripes tient un rôle important dans l’élaboration de ce disque, distribué par son label Third Man Records. En effet, le génie de Détroit en est le producteur et on le retrouve également dans l'album à la batterie. Quant à Karen Elson, elle n’en ait pas à sa première expérience musicale puisqu’elle a notamment chanté avec la troupe de cabaret The Citizens Band et a contribué avec des artistes comme Robert Plant et Cat Power. Pour ce premier effort solo, la jeune chanteuse nous emmène alors dans son univers bercé de notes folk, country et rock.

 

 
 
 

 

L’album s’ouvre avec la chanson titre The Ghost Who Walks qu’on a déjà découvert il y a quelques mois en vidéo, une chanson folk entraînante avec des arrangements psyché folk rappelant Alela Diane et CocoRosie. On continue avec l’excellent The Truth Is The Dirt où l’influence de Jack White, qui survole tout l’album, est beaucoup plus présente que sur d’autres titres. Jouant sur les rythmes, entre folie électrique et douceur acoustique, ce morceau détient toute l’originalité nécessaire pour attirer l’attention et en faire un succès. La voix de Karen Elson sur le titre suivant intitulé Pretty Babies nous rappelle un peu Vanessa Paradis. La guitare slide et l’orgue confèrent de plus une ambiance vintage à ce morceau plutôt correct. La jeune anglaise nous offre ensuite avec cette version de Lunasa, écrite par Rachelle Garniez de The Citizens Band, une ballade country folk acoustique où l’apport du violon ici ajoute un peu de saveur à une chanson assez simpliste, tout comme l’est A Thief At My Door qu’on retrouve vers la fin du disque. C’est dans un cabaret que la jeune chanteuse nous emmène par la suite avec 100 Years From Now. Même si le morceau est plutôt réussi, il n’apparaît malheureusement pas vraiment cohérent dans cet album. On retrouve cette ambiance de country de saloon avec l’énergique Garden, un titre assez bien emmené mais pas franchement convaincant. On revient à quelque chose de meilleur avec Stolen Roses, un titre mélancolique à la teinte country qui nous emmène cette fois sur les îles britanniques, où l’accordéon remplaçant le violon donne une substance particulière à ce morceau. Puis vient l’émouvante ballade Cruel Summer où après une longue intro, on découvre la voix de Karen Elson bien plus renversante et touchante, nous faisant chavirer pour la première fois sur cet album. On retrouve la même sensibilité à l’écoute des ballades The Birds They Circle et The Last Laugh regroupant simplicité, aisance et intensité. Il ne nous en faut pas plus pour capituler face à ce talent brut. L’album s’achève sur une bonne note avec Mouths To Feed un excellent titre engagé s’inscrivant dans l’air du temps, plein de détresse apportant une touche forte à The Ghost Who Walks.

 

Certains diront : « Jack White a encore réussi ». Et ils auront raison. Même s’il n’est ici que producteur et batteur, il n’en ait pas moins que c’est lui qui a poussé sa femme à enregistrer ce disque. Le mérite revient néanmoins à Karen Elson qui, à défaut de surprendre, nous livre un premier album juste, inspiré et sincère. Une réussite donc pour un mannequin qui démontre avec The Ghost Who Walks qu’on peut mener deux carrières relativement différentes avec le même succès.

Fred

Source : http://themorningmusic.canalblog.com/archives/2010/05/21/17967968.html

 


 





 
 
 
 

 

               
 
   

 

 

 

 

 

               

 

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