GENERATION(S) EPERDUE(S) / YVES SIMON (FRANCE)

L'album européen de la semaine, c'est "GENERATION(S) EPERDUE(S)" dédié à YVES SIMON (FRANCE). Gagnez cet album en écrivant à musique(at)euradionantes.eu

GENERATION(S) EPERDUE(S) / YVES SIMON (FRANCE)

ABOUT THE ALBUM :

Musique.
La musique avance, ondule, s’en va vers la peau des corps, elle caresse
et pénètre, rêche parfois, ne disant jamais qui elle est. A nous de deviner,
de répondre qu’elle enchante ou qu’elle fatigue, qu’elle n’est pas un discours
et n’attend pas de réponse. Il n’est pas question d’ajouter qu’elle est politique,
élitiste, sale ou vulgaire, qu’elle arrive d’une prison ou que l’ex président des
Etats-Unis l’écoutait en prenant son bain. Elle n’impose rien. On est libre
avec elle de faire autre chose que de l’écouter, d’y consacrer tout un aprèsmidi
ou de pleurer dans un coin de parking parce qu’elle évoque un visage
qui nous faisait fondre.
Chansons.
Repères du temps, les chansons sont les repères affectifs de nos existences,
amours finissantes, premières rencontres, un été meurtrier ou une nuit
de la St Sylvestre quand les péniches de la Seine annoncent le nouvel an.
Elles sont des parcelles de vies éparpillées chargées de l’histoire des
générations. Elles s’adressent aux cerveaux, aux coeurs et aux ventres
des hommes pour qu’ils sachent mieux vivre avec la désillusion. Elles ne sont
pas là pour embellir ou faire passer le temps, elles sont là pour nous rendre
invincibles.
Génération élue.
J’ai enregistré depuis les seventies quelques 150 chansons et, comme certaines
d’entre elles étaient toujours incrustées dans notre mémoire collective, j’ai
voulu leur offrir une renaissance en les proposant à des chanteuses, chanteurs
et groupes que j’avais repérés pour leur singularité dans la génération
d’aujourd’hui, ceux qui comme moi étaient éperdus de sons, de mots et de
rythmes. Une seule règle : qu’ils aient entre vingt et trente ans, vierges
de tout tribute déjà offert à d’autres que moi.
Certains m’ont ému aux larmes, d’autres surpris, d’autres encore bousculé.
Tous, je les ai accueillis comme de nouveaux totems de ma tribu musicale,
tous je les admire d’avoir réenchanté dix-huit de mes chansons, d’autres
encore de les avoir génialement chamboulées. Tous enfin je les remercie
infiniment d’avoir su mêler avec élégance le talent de leur géné ration
à la mienne.
Yves Simon

« Repères du temps, les chansons sont descalen driers affectifs. Elles sont des morceaux
de vies éparpillées, chargées de l’hist oiredes générations », écrivait Yves Simon,
en 1996, dans les notes de pochette d ’unecompilation rétrospective bien nommée
Longue distance. Car le répertoire d’YvesS imon traverse précisément le temps et les
décennies depuis deux générations.Révélé  au tournant des années 1960/1970,
le chanteur et écrivain a composé des titresd evenus, au choix, des standards intemporels,
des madeleines de Proust et des morceauxcultes. Son écriture, à la fois singulière et
familière, a saisi comme rarement les anné eslycée, l’adolescence envolée, les lumières de la ville.
La rareté discographique d’YvesSimon depui s vingt ans – un album en 1999,
un autre en 2007 contre une dizaine pour les deux décades précédentes – a épaissi
le mystère de ce romancier de la chansonfra nçaise tandis que son répertoire demeure
plus actuel que jamais. Une double parutio nchez Because – un disque live enregistré à
l’Olympia en 2008 après trente ans d’absenc escénique et un plantureux album de dix-huit
reprises – vient opportunément le rap peler.Chanteur souvent cité, parfois repris
(on pense notamment à la version du tub eM a jeunesse s’enfuit (1981) par DominiqueA), Yves Simon fait aujourd’hui l’objet
d’un tribute comme disent les Anglo-Saxons.La  jeune garde française se penche aujourd’hui
sur l’oeuvre de l’auteur de Respir er,  chanter(1974). Tout un pan de l’Hexagone – deChristine And The Queens à Woodkid
et Louis Garrel, de Feu ! Chatter ton à Soko,de Moodoïd à Frànçois & The Atlas Mountains, de Flavien Berger à Juliette
Armanet – est ainsi réuni  pour rendrehomma ge à un auteur-compositeur-interprèteaussi vivant qu’influent.
Chacun(e) des dix-huit participants of fre ainsisa relecture personnelle d’une chanson
d’Yves Simon, qu’elle fut emblématiqu e,populaire ou méconnue. Pour un disque
savamment intitulé Génération(s) éperd ue(s).Simultanément, les éditions Flammarion
publie nt les textes avec photos de centc inquante chansons enregistrées par Yves Simon.

« Yves Simon est un de ceux dont l’oeuvre aujourd’hui m’intéresse énormément, et sous toutes ses formes » écrivait en février 1984 le philosophe Michel Foucault qui venait de lire Océans quelques mois avant sa mort.

Yves Simon est un personnage atypique dans le paysage culturel français.Reconnu et récompensé à plusieurs occasions par ses pairs, il reçoit le Grand Prix du disque en 1973 pour sa première chanson Au pays des merveilles de Juliet, il obtient le Prix des Libraires 1988 pour son roman Le Voyageur Magnifique et le Prix Médicis 1991 pour La Dérive des sentiments . En 1995 c’est le Prix Poésie de la SACEM qui lui est remis et, en 1997, il est couronné par Le Grand Prix Chanson de l’Académie Française pour l’ensemble de son oeuvre discographique.

Dans ces deux domaines d’écriture il connaît le succès. Les ventes, les hit-parades, les best-sellers. La Dérive des sentiments reste six mois dans la liste des meilleures ventes et, toutes éditions confondues, le roman se ven­dra à plus de 700.000 exemplaires puis sera traduit en dix-huit langues. France Culture en a fait en 2016 une adaptation radiophonique.

Ses concerts l’ont conduit au Japon, en Al­lemagne, au Canada et dans les pays franco­phones. Six disques d’or séjournent dans sa cave.

« Repères affectifs de nos vies, de nos amours, de nos joies comme de nos détresses », une dizaine de ses chansons sont dans notre mé­moire collective.

« Ce fut une source d’équilibre tout au long de ma vie de pouvoir circuler dans deux milieux différents de la culture. La solitude de l’écri­ture romanesque comme l’extériorisation propre à la chanson et aux concerts sont deux tropismes de mon caractère qui s’imbriquent parfaitement : l’un rendant alternativement l’autre possible et nécessaire »

Etudiant en lettres durant deux années à Nancy, à vingt ans, il part au plus vite pour la capitale afin de terminer en Sorbonne sa licence, mais surtout de préparer le concours d’entrée à l’IDHEC (aujourd’hui FEMIS).

À 23 ans il écrit son premier roman qui sera publié par Grasset en 1971.

Journaliste, il fut co-rédacteur du maga­zine Actuel de 1971 à 1973 aux côtés de Jean-François Bizot, Bernard Kouchner et Patrick Rambaud.

Récemment il a poursuivi une chronique men­suelle dans le journal Le Monde ainsi qu’une page de critique littéraire dans Paris-match.

En mars 2008, après trente ans d’absence scénique, avant le moindre mot prononcé ou note de musique jouée, le public de l’Olympia lui fait une standing ovation dès son appa­rition sur scène. Il partira ensuite pour vingt concerts à travers la France, la Suisse et la Belgique.

« Un dandy précieux et lettré » titre la Tribune de Genève après un concert dans la capitale helvète.Il publie en février 2011 son treizième roman La Compagnie des femmes (Stock) et en fin d’année son treizième disque Rumeurs.

En 2012, est publié un récit, hommage à son père, Un homme ordinaire (Nil).

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