THE GO TEAM (ENGLAND)

L'album européen de la semaine, c'est "SEMICIRCLE" de THE GO TEAM (ENGLAND). Gagnez cet album en écrivant à musique(at)euradionantes.eu

THE GO TEAM (ENGLAND)

ABOUT THE ALBUM :

Interview with Ian Parton from The Go Team :

 

The Go! Team se sont toujours battus pour un monde meilleur – une vague de joie collective
qui s’écrase sur les esprits étriqués et le lamentable carriérisme. Ils se nourrissent des
envies fédératrices et des rencontres entre les cultures qui créent quelque chose de nouveau.
C’est un groupe qui a foi en la musique pour améliorer les choses. Aujourd’hui plus que
jamais nous avons besoin de The Go! Team.
The Go! Team est l’enfant d’un seul homme, un obsédé de la mélodie établi à Brighton, Ian
Parton. Mais il n’a jamais été l’unique membre du groupe, The Go! Team a toujours inclus
tout le monde, de Deerhoof à Chuck D, en passant par de nombreux chanteurs méconnus
de Soundcloud. Contrairement au précédent album, The Scene Between, en 2015 – qui était
en fait un projet solo à la suite de la dissolution du précédent line-up de The Go! Team –, Ian
a commencé à travailler sur ce cinquième album, SEMICIRCLE, en collaboration avec les
idées vitales des musiciennes Simone Odaranile (percussions) et Angela « Maki » Won-Yin
Mak (chant), ainsi que les membres originaux de The Go! Team Sam Dook (guitare) et Ninja
(rappeuse à toute épreuve).
Ian avait l’idée d’une fanfare scolaire composée de voyous, balançant leur musique pour
exploser les piétineurs de soul du Nord, les minets de la pop indé japonaise, ou les jams
hip-hop old school. « J’aime le swing et la force des fanfares, le côté physique de sentir
un percussionniste frapper une grosse caisse », explique Ian. « Mais je voulais les dissocier de
la dimension patriotique ou sportive. C’était le point de départ de cet album. » Afin de
réaliser pleinement sa vision, il savait qu’il devait se faire aider, qu’il devait séduire un groupe de
collaborateurs nouveaux et inattendus et les faire rejoindre l’équipe de The Go! Team.
Ian est donc parti pour Detroit – la ville de la Motown et de The Stooges, de la
révolution musicale (et contemporaine) – où il se rapproche de The Detroit Youth Choir,
une chorale de jeunes. C’est leur âge qui était essentiel ; il ne voulait pas de gamins
(trop mièvre), ni d’adultes avec toute leur histoire émotionnelle, leur prudence et leur
tendance à en faire trop quand ils chantent. Il voulait néanmoins éviter les connotations
religieuses d’une chorale paroissiale ou gospel. « J’ai toujours eu un faible pour les ensembles
vocaux et les choeurs, notamment la rudesse des chorales communautaires. On les imagine
chanter des extraits de comédies musicales ou des trucs comme ça, mais j’aime l’idée d’inspirer
les gens à faire des choses qu’ils ne feraient pas normalement. J’aime provoquer des choses
inattendues. C’est toujours un pari, et dans ce cas précis, ça a marché. »
Les sessions ont été si stimulantes que, au final, elles ont défini l’album. Les chants exubérants
de la chorale habitent le titre d’ouverture « Mayday », morceau soul inspiré du code
Morse qui parle d’urgence amoureuse, dans la fière lignée de « Rescue Me » et « SOS ».
Ils entraînent l’album dans un dénouement passionné et provocateur sur « Getting Back
Up ». Ces chants se dévoilent davantage sur le réconfortant « Semicircle Song ». Quand Ian a
eu besoin d’une voix R&B lo-fi pour « Chain Link Fence », il a contacté un lycée de Detroit.
« J’adore l’idée d’enregistrer des gens qui ne se voient pas comme des chanteurs, et qui n’ont peut-être même jamais été enregistrés auparavant. »
La routine n’a pas sa place sur un album de The Go! Team, il y a une multitude d’autres
voix à entendre, parfois même au cours d’une même chanson. La plus connue d’entre elles
est probablement celle de la rockeuse indé d’Utrecht Annelotte de Graaf, alias Amber
Arcades, dont l’accent néerlandais donne une saveur unique à « Plans Are A Dream U
Organise ». Un souffle français est prêté au titre « Hey! » par Julie Margat, alias Lispector,
qui avait déjà collaboré avec Ian. Et le groupe de filles impertinentes de « The Answer’s No
– Now What’s The Question » est mené par Darenda Weaver, une texane de Houston que
Ian a trouvée sur Bandcamp. Maki tient la barre de « If There’s One Thing You Should Know »
avec panache, et bien sûr l’album de The Go! Team ne serait pas complet sans la présence de Ninja,
qui déchaîne un essaim de piqûres verbales sur « She Got Guns ». Sur le titre « All The Way Live »,
on retrouve un rap joliment inaltéré samplé d’un « projet scolaire hip-hop » de 1983 que Ian a
trouvé lors d’une de ses sessions de fouilles de cartons de disques. Il avait envisagé de solliciter
un rappeur contemporain pour le réenregistrer mais a finalement décidé qu’il serait impossible
de désapprendre 35 ans d’histoire du hip-hop. C’est cette capture de tous ces moments de
joie authentique, sans le poids du cynisme et de l’ambition, qui définit SEMICIRCLE.
Afin de conserver la thématique de fanfare de l’album, Ian a rassemblé sousaphones,
glockenspiels et bidons métalliques et les a enregistrés à distance pour recréer ce son
de gymnase. On obtient une cacophonie kaléidoscopique, presque comme si le son lui même
était tordu et réfracté dans les courbes métalliques d’une trompette, à la fois rassurant et enivrant.
« On reconnaît que c’est un album de The Go! Team, mais il emporte le so ailleurs. »
On peut trouver dans SEMICIRCLE quelques leçons de vie. Ian tient à insister sur le fait que
l’émouvante utopie que lui et ses collègues avaient exposée dans leur cinquième album
n’était pas une échappatoire fantaisiste, mais un objectif potentiellement atteignable.
« L’album parle du fait de se rappeler des bonnes choses dans la vie. On ne veut pas
juste être naïvement optimistes et dire “Hey, tout est vraiment génial !”, mais il faut motiver
à continuer, à s’organiser et à ne pas se laisser démoraliser par les salauds. Faites la fête pour
votre droit à la lutte !” Comme d’habitude, il est bon de savoir que The Go! Team est de notre côté.

The Go! Team have always been cheerleaders for a better world – an outpouring of collective joy in the face of small-mindedness and dismal careerism. They rejoice in the unifying urges and the chance encounters between cultures that lead to something new. They’re a band who still have faith in the power of music to make things better. Now more than ever, we need The Go! Team.

It’s no secret that The Go! Team is the brainchild of one man, Brighton-based melody obsessive Ian Parton. But its membership has never been exclusive: at one time or another, The Go! Team has included on its squad-sheet everyone from Deerhoof to Chuck D to a legion of undiscovered Soundcloud singers. Unlike the group’s previous album, 2015’s The Scene Between – which was essentially a solo project, following the dissolution of the previous Go! Team lineup – Ian began work on their fifth album SEMICIRCLE with the vital input of current live players Simone Odaranile (drums) and Angela ‘Maki’ Won-Yin Mak (vocals), plus original Team members Sam Dook (guitar) and Ninja (irrepressible rapping).

In his head was the idea of a school marching band gone rogue, chucking away their sheet music to blast out Northern soul stompers or Japanese indie-pop swooners or old-school hip-hop jams. “I like the swing and the toughness of marching bands, the physicality of feeling a beater walloping a bass drum,” explains Ian, “but I wanted to reclaim them from patriotic or sporty associations. That was the kick-off for this record.” Yet his extensive sample library could only take him so far. In order to fully realise his vision he knew he had to reach out, to entice a group of unlikely new collaborators into The Go! Team fold.

So Ian made a pilgrimage to Detroit – city of Motown and The Stooges, of musical (and actual) revolution – where he hooked up with The Detroit Youth Choir. Their age was key; he didn’t want kids (too twee) but nor he did he want adults, with all their emotional baggage and wariness and tendency to over-sing. Equally he wanted to avoid the religious connotations of a church or gospel choir. “I’ve always had a thing for gang vocals and group singing, particularly the roughness of community choirs,” says Ian. “Normally they might be singing showtunes or whatever, but I like the idea of getting people to do something they wouldn’t normally do. I like making things happen that wouldn’t otherwise happen. It’s always a gamble, but in this case it paid off.”

The sessions were so inspiring that they came to define the album. The choir’s ebullient chanting is all over the opening track ‘Mayday’, a morse-code-inspired soul belter about a love emergency, in the proud lineage of ‘Rescue Me’ and ‘SOS’. They bring the album to a rousing, defiant conclusion on ‘Getting Back Up’. In between, they reveal a little more about themselves on the heartwarming ‘Semicircle Song’. When Ian needed a lo-fi R&B vocal for ‘Chain Link Fence’ – kooky and soulful but not slick or drenched in melisma – he approached a Detroit high school. “I love the idea of recording people who wouldn’t think of themselves as singers, who perhaps have never been recorded before.”

But this being a Go! Team record, where routine is outlawed, there are a multitude of other voices to be heard, sometimes in the course of the same song. Best-known among them is probably Utrecht indie-rocker Annelotte de Graaf AKA Amber Arcades, whose Dutch-accented English lends a unique flavour to ‘Plans Are A Dream U Organise’. Previous collaborator Julie Margat AKA Lispector delivers ‘Hey!’’s breathy French interlude. And sassy girl group kiss-off ‘The Answer’s No – Now What’s The Question’ is fronted by Houston-based Darenda Weaver, a Texan Mod that Ian found on Bandcamp.

The band’s own Maki helms ‘If There’s One Thing You Should Know’ with panache, and of course no Go! Team record would be complete without an appearance from Ninja, who unleashes a volley of verbal stingers on ‘She Got Guns’. Meanwhile, the charmingly unaffected rapping on ‘All The Way Live’ is sampled from a 1983 “after-school hip-hop project” Ian found on one of his epic crate-digging adventures. He considered asking a contemporary rapper to re-record it, but decided it would be impossible for anyone to unlearn 35 years of hip-hop history. Capturing those moments of authentic joy, unburdened by cynicism and ambition, is what SEMICIRCLE is all about.

In keeping with the album’s “marching band” theme, Ian stacked up sousaphones, glockenspiels and steel drums, mic’ing them all from a distance to recreate that gymnasium sound. The effect is a kaleidoscopic cacophony, almost as if the sound itself is bent and refracted in the metallic curves of a trumpet, comforting and intoxicating at the same time. “It’s recognisable as a Go! Team record but it takes the sound to a new place.”

Although SEMICIRCLE isn’t bogged down in polemical responses to the issues of the day, there are still some valuable life lessons to be gleaned. Ian is keen to emphasise that the vibrant utopia he and his cohorts have conjured up on their fifth album is not an escapist fantasy but a potentially achievable goal. “It’s about reminding yourself of the good things in life,” says Ian. “We don’t want to be dumbly optimistic and say, ‘Hey, isn’t everything great!’ but there’s something to be said for just getting on with it, for getting organised and not letting the fuckers get you down. Party for your right to fight!”

As always, it’s good to know The Go! Team are on your side.

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