VICIOUS CIRCLE (FRANCE)

Chaque mois, Euradionantes vous présente un label européen à l'antenne et sur le site internet. Gagnez des disques du label du mois d'Octobre 2017 en envoyant un mail à musique(at)euradionantes.eu en indiquant "VICIOUS CIRCLE".

VICIOUS CIRCLE (FRANCE)

THE LABEL

Interview with Philippe Couderc fondateur du label Vicious Circle :

 

Créé en 1993 par les fondateurs du fanzine Abus Dangereux, le label bordelais Vicious Circle, fort de bientôt 150 références, s’est toujours distingué par des choix éclectiques et parfois surprenants. Artistes français mais également américains, scandinaves, allemands ou canadiens se croisent avec exigence.

De Shannon Wright (Atlanta), exceptionnelle songwriter réputée pour ses albums et performances live riches en émotions (elle a aussi enregistré en 2004 un disque avec Yann Tiersen), à Flip Grater (Nouvelle-Zélande), folk précieuse et sensible ; des telluriques BellRays (Los Angeles) à Minor Majority (Oslo), folk limpide et raffinée venue du froid ; du hip-hop délirant des Puppetmastaz (Berlin) à la soul débordante de Lisa and the Lips (Los Angeles / Madrid) ; des ambiances noires et langoureuses d’Elysian Fields (Brooklyn) aux chansons mélodramatiques et modernes de Mansfield.TYA (Paris). Mais aussi les cultes Chokebore et leur genie de leader Troy Von Balthazar. Sans oublier We Insist!, Capsula, Virago, Olivier Depardon, Kim, Tender Forever, Girls Against Boys, Radio 4, Calc, Julien Pras, The Ex, Denali, Julie Doiron, The Notwist, et beaucoup d’autres.

La palette est donc large mais l’exigence de qualité toujours présente, et l’envie intacte. Un disque est avant tout une oeuvre artistique, résultat d’un long travail, de choix et d’interrogations, expression d’un moment ou d’une époque de la vie d’un artiste. Vicious Circle est avide d’émotions partagées, d’éclats et de colères, d’amour et d’impatiences.

Tous nos disques sont à écouter plusieurs fois pour en apprécier pleinement les saveurs. Certains demandent même un niveau sonore certain. Tous sont le reflet de notre passion.

http://www.viciouscircle.fr/fr

https://www.facebook.com/viciouscirclerec/

 

THE ARTISTS / RECORDS

 

ELIAS DRIS

Elias Dris grandit en banlieue parisienne. Très jeune, il se passionne pour la scène ainsi que pour la musique rock et folk. Il se réfugie dans les disques de Neil Young, David Bowie, Joni Mitchell, Leonard Cohen ; la lecture, la poésie de Rimbaud, Walt Whitman, Allen Ginsberg et se jure de ne jamais devenir un Assis.

À la mort de sa mère, à 17 ans, Elias Dris quitte l’école pour entamer une formation d’acteur. Le metteur en scène Arny Berry lui confie un rôle dans son Macbeth, à la suite de quoi Elias parcourt la France pendant deux ans avec différentes compagnies théâtrales. Il enregistre en parallèle 3 EP’s.

Pour retrouver les influences dont sa musique est pétrie, Elias quitte le continent pour la Californie, qui a vu naître les grandes figures de la contre-culture américaine. C’est à Los Angeles, le long de la Pacific Coast Highway qu’il écrit la plupart des chansons qui composeront Gold In The Ashes. Suivant une idée de longue date, il contacte Tom Menig (connu notamment pour ses collaborations avec sa fille : Alela Diane) et lui propose de travailler sur ce premier album.

Enthousiasmé par les démos, Tom Menig l’invite à enregistrer dans son studio qu’il a fait construire à Grass Valley, au nord de la Californie. Elias quitte alors Los Angeles, accomplit un pèlerinage sur les hauts lieux de la « Beat Generation », puis gagne Nevada City pour rejoindre le producteur américain. Après quelques jours d’enregistrement au milieu des montagnes, dans une petite ville qui n’a pas beaucoup changé depuis les temps héroïques de la conquête de l’ouest, Gold In The Ashes voit le jour.

Malgré son jeune âge (il a 20 ans lors de l’enregistrement), Elias Dris sort un premier album d’une étonnante plénitude ; une superbe collection de folk songs authentiques et douces, parfois mélancoliques, toujours chaleureuses. Une attachante nouvelle voix à suivre dans la famille des songwriters sensibles.

More infos :https://www.facebook.com/eliasdrisofficial/

WE INSIST

Dix concerts au Japon fin 2015 ont clôturé deux années de tournée effrénées, après la sortie du salué dernier album de We Insist! (We Insist!, 2014), le premier du groupe parisien à paraître sur Vicious Circle. À l’issu de cette phase, le bassiste Julien Allanic quitte le navire, en ami, pour se consacrer à d’autres plaisirs. Il est remplacé par un ancien We Insist!, Julien Divisia. Suivent 24 mois de composition et répétition pour aboutir à ce nouvel album, Wax and Wane, qui sera enregistré en live au Studio Kerwax (Bretagne), en février 2017. Frédéric Martin-Bouyer assure le mixage et le mastering au studio Nibiru à Mareil-Marly (78).

Pour ses nouveaux titres, We Insist! a souhaité occuper sa musique par davantage de mélodies, de voix, de chœurs. Que les amateurs de structures complexes, de rythmiques impaires ou des assauts guitaristiques d’Eric Martin ne s’inquiètent pas, ces éléments sont toujours bien présents. Ils sont même légion mais leur virtuosité s’exerce en second plan, au service de chansons rendues plus accessibles à tous. Dans le même esprit, de nouveaux sons et instruments irriguent l’album : synthés, mandoline, mellotron, cordes, cuivres, etc.

Wax and Wane : un titre qui fait référence aux cycles de la lune et des marées mais aussi un terme qui renvoie à la grandeur et la décadence, notion on ne peut plus contemporaine. Le groupe, en se gardant bien d’être donneur de leçon, porte un regard critique sur son époque. Le précédent album dansait de guingois sur les cendres de l’empire occidental, celui-ci tangue sous les assauts de la perte de contact physique entre les individus, la dérive des valeurs et le besoin de se retrouver soi-même et ensemble.

Comme pour chacune de ses parutions, We Insist! se renouvelle, étonne et impressionne, porté notamment par son incroyable chanteur/batteur (avez-vous déjà essayé ?) Etienne Gaillochet. Wax and Wane, super-production inclassable, continue le parcours sans faute de ce groupe devenu référence dans la vaste famille de l’alternative rock.

Pour les amateurs de choses ordonnées et les puristes férus de références, on citera l’influence notoire des groupes du label de Washington DC, Dischord Records, de Fugazi à nos jours ; quelques amis de longue date comme BulBul, Dÿse et 31Knots. Mais aussi Primus, NoMeansNo, Talking Heads ou TV on the Radio.

More infos : https://www.facebook.com/WEINSISTband/

CALC

Dix ans après la parution du dernier album de Calc (Dance of the Nerve, octobre 2007), sort la compilation événement Lost Serenades, luxueux double vinyle qui retrace en 24 titres soigneusement remastérisés le parcours de ce groupe culte, mené par le songwriter sensible et surdoué Julien Pras. Magnifique et indispensable !

Édité à 500 exemplaires. Coupon de téléchargement inclus.

 

More infos :http://www.viciouscircle.fr/fr/artiste/calc

LYSISTRATA

Lysistrata, ces trois amis de vingt ans de moyenne d’âge, Théo Guéneau (guitare/chant), Max Roy (basse/chant), Ben Amos Cooper (batterie/chant), qui renversent tout sur leur passage depuis quelques mois. Leur musique, en constante évolution depuis leurs débuts en 2013, navigue à plus ou moins égale distance entre noise, post-hardcore, math rock, et post-rock (« post un peu tout » indique leur profil Twitter). Vous lirez ici et là de très flatteuses comparaisons avec certaines références des genres susnommés, comme At the Drive-In, Refused, Battles, Foals, Explosions in the Sky, ou encore Sonic Youth. C’est souvent vrai mais pas l’essentiel, l’influence majeure du groupe semblant être de très loin son envie de l’instant et de l’endroit, guidée par une spontanéité totale et cette manie insolente de toujours vouloir en découdre.

Un impressionnant premier album enregistré par Michel Toledo au studio Black Box (Angers) en juin 2017. Prise live, sur bande, pour restituer ce qui fait toute la force de Lysistrata : sa fraîcheur, sa sincérité et sa puissance. Pas de place ici pour les multiples retouches et/ou tricheries de post-production : Ben, Théo et Max sont très au-dessus du lot et ce premier album, complètement réussi, le montre bien. Indispensable !

En tournée partout en France jusqu’à la fin de l’année.

More infos : https://www.facebook.com/lysistrataofficial/

CAPSULA

En 2016, Tony Visconti, producteur historique de David Bowie et ami de Capsula (il a produit leur album « Solar Secrets » en 2013), demande au groupe argentin de monter sur scène au festival SXSW d’Austin pour interpréter en intégralité « Ziggy Stardust », l’un des classiques du héros britannique (et classique tout court). Suivent à l’été 2016 plusieurs concerts du même type en Espagne, dont le festival de Benicàssim (en ouverture de The Kills et Muse), Capsula se formant en quintet pour l’occasion.

En 2017, ce concert tournera en France (voir la section « concerts » du site), occasion toute trouvée pour sortir chez nous leur version enregistrée en 2012 à New-York dudit album, par John Agnello (qui avait lui aussi déjà travaillé avec Capsula), aidés par de nombreux amis musiciens (de Audience, Heavy Trash, We Are Scientists, The Voidoids, etc). L’artwork de la pochette est nouveau. Un disque à posséder !

More infos : https://www.facebook.com/CapsulaMusic/

TROY VON BALTHAZAR

Troy Von Balthazar, before working solo as TvB, became famous in the 90’s as the singer and songwriter of L.A./Hawaii cult band Chokebore. They toured all around the world, including 10 shows supporting Nirvana on their final tour, and released 5 LPs, landmarks in independant rock‘s history. By the way, TvB was born in Hawaii and used to be a skateboarder, but now lives between California and Berlin, where you could see him ride his bike, en danseuse.

Troy Von Balthazar’s 4th studio album, Knights of Something, was recorded in Berlin and the South of France. He used a combination of an old Tascam 388, tape machine and Protools, a bunch of amazing guitar pedals, and vintage microphones. It’s lo-fi songwriting and recording at it’s best, stream of consciousness music structures and powerful lyrics. The songs create a very distinct atmosphere that is really “The TvB sound”.

More infos : https://www.troyvonbalthazar.net/

SHANNON WRIGHT

Depuis un peu plus de 15 ans, Shannon Wright sort à cœur ouvert des albums magnifiques et libres, certains étant devenus des classiques. Citons par exemple Over The Sun (2004, produit par Steve Albini – ils sont restés proches), le bien nommé Let in the Light (2007), ou encore le dernier en date In Film Sound (2013), tempête rock enregistrée en prise live à Louisville (USA) avec les amis costauds du groupe Shipping News.

Nouveau cap pour Division. À son origine un coup de cœur, celui de la musicienne française Katia Labèque (pianiste mondialement reconnue, avec sa soeur Marielle), qui approche Shannon Wright à un concert de cette dernière. Le plus beau vu depuis de nombreuses années, selon ses mots. La rencontre et les compliments du soir ne restent pas sans suite, puisqu’elle invite l’américaine à venir enregistrer dans son studio à Rome. Shannon Wright profite d’une tournée italienne pour s’y rendre, incertaine de tout résultat. Elle y écrit finalement trois chansons en deux jours, fortement inspirée par l’atmosphère du studio et ses superbes pianos.

Suivent plusieurs mois de travail intense avec le musicien / producteur / ingénieur du son David Chalmin, entre Rome et Paris (aussi à distance depuis les Etats-Unis), pour restituer le plus fidèlement possible les nouvelles sonorités qui hantent l’esprit de la songwriteuse d’Atlanta. Shannon Wright écrit, compose et joue la quasi-totalité des parties (y compris certaines batteries, d’autres sont interprétées par l’excellent batteur Raphaël Séguinier), avec le talent et la singularité qui ont fait sa réputation internationale.

More infos : https://www.facebook.com/shannonwrightmusic/

ELYSIAN FIELDS

Elysian Fields est issu de la légendaire Knitting Factory de New York, haut lieu de l’exploration musicale et du métissage stylistique, foyer de la remuante scène Downtown des 90’s. Rapprochés par un amour commun pour les Beatles, Billie Holiday, Charles Mingus, Iggy Pop, Siouxie and the Banshees, Captain Beefheart ou encore Ravi Shankar, Frédéric Chopin et Olivier Messiaen, Jennifer Charles et Oren Bloedow – fondateurs du groupe – ont emprunté des chemins similaires à Washinghton D.C, puis à New York (où Jennifer suivit des cours d’art dramatique) : tous les deux sont allés voir Bad Brains et Lounge Lizards (pour qui Oren aurait joué de la basse dans les ’90s), tous les deux ont adoré Woody Allen et Fellini, tous les deux ont fréquenté des écoles alternatives, tous les deux sont devenus indépendants à un jeune âge.

La plupart de ces artistes ont eu un écho sur les albums d’ Elysian Fields, éblouissante discographie débutant en 1996 par deux sorties Radioactive/Universal (Elysian Fields et Bleed Your Cedar), se poursuivant avec des parutions chez Jetset, Play it Again Sam, Naive, Diluvian et Vicious Circle. De nouvelles couleurs musicales se sont imposées au fil des années, la palette d’Oren Bloedow s’enrichissant (apport du piano notamment), et leur attrait vers folk/world music se développant.

Venant de fêter vingt années de musique par une série de concerts dans différents lieux new-yorkais, le duo de Brooklyn nous revient avec son dixième album, Ghosts of No. Onze moments de grâce, entre ballades folk/pop hantées (« Bird In Your House », « Rosy Path »), infusions jazz (« Cost Of Your Soul ») et longs voyages extatiques (« Elysian Fields », « Shadow Of The Living Light »-inspiré par Hildegard Von Bingen). Avec passion, Jennifer Charles et Oren Bloedow célèbrent la sensualité, la liberté, la beauté.

Mixé par Mark Plati (collaborateur/ami de David Bowie), avec la participation de top musiciens comme Chris Vatalaro (Brian Eno, Mark Ronson), Matt Johnson (Jeff Buckley, St. Vincent) ou encore James Genus et Ben Perowsky, pour n’en citer que certains.

More infos : http://www.elysianmusic.com/

MANSFIELD TYA

Julia Lanoë et Carla Pallone forment au début des années 2000 le duo Mansfield.TYA. Elles choisissent ce nom en hommage à la muse d’Anaïs Nin et d’Henry Miller : June Mansfield. Après une première démo (Salope, 2003), puis un maxi (May, 2004), elles sortent en 2005 leur premier album June, chanté en anglais et en français. La presse le définit comme un disque minutieux, épuré, touchant et bien en marge de la nouvelle scène française. Suivra rapidement un EP, Fuck, compilant une White Session (Lenoir, France Inter) et plusieurs extraits live de leur tournée (internationale) du moment.

Retour en 2009 avec un deuxième album Seules au bout de 23 Secondes, qui conserve les caractéristiques de June tout en les affirmant. Si Julia chante et Carla joue du violon, les autres instruments (guitare, piano, batterie, basse, harmonium, etc.) s’échangent et se confondent volontiers. Les deux complices inventent ici des espaces sonores où la fragilité avoisine la folie. Après un joli succès médiatique et dans les salles, Mansfield.TYA écrit la musique d’un spectacle de danse contemporaine, puis part jouer en Chine. À son retour, le groupe sort La petite troupe ne connait pas la peur IV, un nouveau 45 tours accompagné d’une série d’affiches.

Rapidement, dès 2011, Mansfield.TYA sort Nyx, son troisième album studio. Nouvelles chansons ayant pour thème central la Nuit, en référence à Nyx, sa déesse et sa personnification. Percussions entêtantes, litanies, voix et violons multipliés ou distordus, Nyx passe par tous les états que suscite la nuit (rêves, phobies, hallucinations, fantasmes). Cet album, qui assied un peu plus la notoriété du groupe (double-page dans Les Inrocks, deux titres en playlist sur France Inter, sujet au Grand Journal de Canal+, longues tournées conclues par une Cigale, prix de l’Académie Charles Cros), est enrichi d’un long-métrage réalisé par thomR & Mansfield.TYA : Nyx, Sommes-nous les enfants de la nuit ? (2012), puis de ReNYX (2012), double vinyle de remixes et reprises de Nyx par 21 artistes venus d’horizons différents : PlanningtoRock, Scratch Massive, Shannon Wright, Françoiz Breut, Laetitia Shériff, La Chatte, Mesparrow, Tender Forever, etc.). Cette séquence est achevée par la parution de ‘La jungle nous appelle’ dit-elle (Disquaire Day 2012), 45 tours comprenant une surprenante (et magnifique) adaptation du titre “Les Rebelles” de Bérurier Noir.

Nous retrouvons Mansfield.TYA cette année, plus sûr de son art que jamais, avec un nouvel album Corpo Inferno, écrit à quatre mains, quasiment intégralement en français. Si l’identité de Mansfield.TYA est désormais installée – omniprésence de cordes, de voix, répétitions de courts motifs mélodiques, harmoniques ou rythmiques –, Corpo Inferno impressionne par sa puissance, sa sophistication, son audace et sa beauté fulgurante. Assistées pour la première fois du studio Shelter (Scratch Massive, The Aikiu, Acid Arab, Jarvis Cocker, etc.) pour la finalisation et le mixage de l’album, Julia Lanoë et Carla Pallone parviennent avec un grand talent et un joli sens de l’équilibre à faire le pont entre les différentes facettes qui ont fait leur renommée, tout en cultivant leur envie d’évolution et leur besoin d’expérimenter. Entre moments ludiques et grinçants (“Bleu Lagon”, “Le monde du silence”), tendus (“Jamais jamais”, “BB”), sombres et cinématographiques (“La fin des temps”), érudits et littéraires (Sodome & Gomorrhe”, “Les Contemplations”), épiques et tempétueux (“La nuit tombe”), l’auditeur sort de Corpo Inferno comme d’une longue épopée sensorielle. Notons aussi la présence de l’artiste américaine Shannon Wright, d’habitude rare et solitaire, venue poser ses mots et sa voix sur un “Loup noir” bouleversant.

Avec Corpo Inferno, inédit et savant mélange de chanson française moderne, de musique baroque, et d’habillages électroniques, le duo Mansfield.TYA prouve, si seulement c’était encore nécessaire, qu’il est bien en tête de file des formations les plus passionnantes et brillantes de l’époque. Renverser la table, brouiller les cartes, briser les codes, refuser la facilité, sans artificialité mais avec beaucoup d’âme, de créativité, et un brin de provocation. Rien ni personne ne ressemble à Mansfield.TYA. Rien ne lui fait peur. Rien ni personne ne l’arrêtera.

More infos : https://www.facebook.com/Mansfield.TYAofficial/

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