Lanceurs d’alerte

Lanceurs d’alerte

« Le terme de « lanceur d’alerte » est devenu courant dans les médias depuis plusieurs années. On pense à Chelsea Manning, Edward Snowden pour les plus célèbres, Antoine Deltour à un niveau plus européen…. Toutes ces personnes ont en commun la volonté de dénoncer des injustices ou pratiques frauduleuses dont elles ont été témoin au sein de leur entreprise ou de leur administration. 

Ceci le plus souvent au prix de leur carrière, voir de leur liberté : Chelsea Manning aura passé 7 années en prison pour avoir divulgué des secrets militaires américains ; Edward Snowden a du se réfugier en Russie pour des révélations sur les pratiques de surveillance généralisées des agences de renseignements des Etats-Unis ; Antoine Deltour  a été condamné en appel à 6 mois de prison avec sursis et 1500 euros d’amende pour la diffusion à la presse des pratiques très avantageuses entre le fisc luxembourgeois et de grandes multinationales.

Un consensus politique semble s’être formé en Europe pour reconnaitre que l’action des lanceurs d’alertes est d’intérêt générale et qu’ils doivent à ce titre être protégés et non condamnés pour ces faits. Ainsi la loi Sapin II de décembre 2016 consacre un statut du lanceur d’alerte en France, alors que le débat est toujours très vif sur ce sujet au Parlement Européen.

Les intervenants de cette émissions sont :

William BOURDON, avocat en droit pénal. Il a notamment défendu l’un des fils du Colonel Kadafi, Edward Snowden ou encore Antoine Deltour, en France.

Mélanie VOGEL, assistante parlementaire de l’eurodéputé vert Pascal Durand, avec qui elle a travaillé sur un projet de directive sur les lanceurs d’alertes présenté au Parlement Européen. »

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