SAINT ETIENNE (ENGLAND)

SAINT ETIENNE (ENGLAND)

Listen to an interview with Saint Etienne’s Pete Wiggs here:

About the album

 The Home Counties are an embarrassing place to come from. The name itself suggests that somehow the rest of Britain isn’t ‘home’, not even London. It’s where John Major’s vision of cricket and warm beer was meant to exist, but it’s not really like that at all, and it never has been. The Home Counties are a land of bootleg DVDs at car boot sales, Waitrose bags for life, parking disputes, bored teenagers in semis inventing ghost stories, squaddies causing trouble at all-you-can-eat buffets, train drivers in eyeliner and suburban rebels, a place where Tony Hancock and Spike Milligan drew inspiration.

Saint Etienne grew up in the Home Counties. Here are sixteen new songs they have written about a day in the life of this doughnut of shires that ring the capital, punctuated by bursts of BBC radio to remind you what time it is, and all connected by train journeys – main lines, branch lines, commutes, escapes.

It begins with SOMETHING NEW, and a teenage girl creeping through the front door after staying out all night. It stops at WHYTELEAFE, and imagines what might have happened if David Bowie had remained David Jones of Bromley, stuck with a desk job. It summons up the Enfield Poltergeist on HEATHER, and the anarchy of Essex’s Plotland settlers on SWEET ARCADIA. TRAIN DRIVERS IN EYELINER wonders what the railway network might be like if it was organised according to ASLEF’s taste in music.

The love/hate relationship people have with ‘home’ is particularly acute in the Home Counties. Yet Saint Etienne understand that, if you squint, it could be almost utopian – here are the post-war new towns, much of the country’s modernist architecture, and the non-league football heroes of Sutton United, Leatherhead, Harlow Town. Three of the Beatles lived here. So did the Prodigy, the Zombies, Depeche Mode, Dr Feelgood and, naturally, Saint Etienne, small town groups looking to the capital but audibly inspired by municipal housing, box hedges and ring roads.

The album was produced by Shawn Lee of Young Gun Silver Fox, with support from Augustus (Kero Kero Bonito), Carwyn Ellis (Colorama, Edwyn Collins), Robin Bennett (The Dreaming Spires), Richard X (Girls On Top / Black Melody) and long-time collaborator Gerard Johnson (Denim, Yes). It was recorded in central London. Sarah, Bob and Pete commuted to the studio every day for six weeks.

Comment trouver l’Arcadie dans l’Angleterre du Brexit ? Comment chanter un lieu idéal, une utopie, dans une île qui se détache un peu plus ? Le trio Saint-Etienne répond avec un disque flamboyant.

« Take It All In » ou en substance « Profite de tout ce qu’il y a », vous écoutez un extrait du dernier album du groupe anglais Saint Etienne, qui eu son heure de gloire au début des années 90 (avec le bel album Foxbase Alpha, 1991) associant une production très contemporaine (musique de club, house) avec un forte influence de la pop des années 60 et une voix très mélancolique, celle de Sarah Cracknell. Vous les connaissez peut-être aussi Saint Etienne à travers leur collaboration avec Etienne Daho (Réserection 1995)

Ce dernier album de Saint Etienne intéresse visiblement peu les critiques en France et c’est dommage, on trouve une forme de quintessence de leur écriture dans ce disque « Home Counties ». Entendez ici les comtés de la maison, ceux situés autour de Londres : l’Essex, le Kent… où ont grandi et où se sont ennuyés les trois membres de Saint Etienne qui ne rêvaient que de Londres dans leur jeunesse. La chanteuse a grandi à Windsor, dans le Berkshire, et les deux autres (Bob Stanley et Pete Wiggs) dans le Surrey, une campagne anglaise que l’on entend notamment dans Church Pew Furniture Restorer : restaurateurs de bancs d’église.

Pour un peu plus du parfum anglais (et de nostalgie), ne passez pas à côté de la très belle compilation réalisée récemment par Bob Stanley et Pete Wiggs : English Weather (Ace Records) qui réunit de perles méconnues de l’Angleterre d’après 1968.

Pour en revenir à « Home Counties » vous y trouverez plus qu’un parfum d’église dans la campagne anglaise. Il y a là des choses très synthétiques qui tranchent, des différences de traitement sonores très fortes, des effets de paysages pour un album de communion ou de réconciliation en tout cas : quelle Angleterre chanter après le Brexit ?

D’après les trois musiciens de Saint-Etienne ce disque serait inspiré par leur « relation d’amour-haine avec ces périphéries qui font partie de notre vie ». Ici Saint Etienne se montre à la recherche de “Sweet Arcadia” (la douce Arcadie : quand au XVIème siècle on imaginait des lieux d’utopie pastorale, inspirés de la Grèce antique) alors l’Arcadie c’est peut-être une façon de quitter le terrain jeu de Ukip, même si quelques clavecins ou ballades entretiennent une nostalgique toute britannique. Ecoutez pour finir ce disco « Dive » où selon The Guardian vous pouvez sentir « le Tupperware et les crudités »

MATTHIEU CONQUET (FRANCE CULTURE)

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