Henri Texier ft. Shadows – J. Cassavetes (1959)

Henri Texier ft. Shadows – J. Cassavetes (1959)

Dans le ventre de Paris, on apprit que, quand il était petit, sa mère l’avait collé au piano. Elle disait comme ça : « Henri, la musique, ça t’ouvrira des portes ». Et dans sa vie, Henri Texier, ne fit rien d’autre que du jazz et … son service militaire. Des arpèges et des trémolos de boogie ont réveillé Henri. Henri Texier, d’oreilles et d’instinct, devint contrebassiste. Dans le ventre de Paris, Henri Texier raconte que 50 ans ont passé depuis qu’il a vu Shadows, le film de Cassavetes, coup d’essai fortuit du maître. Mais sans succès pour Henri Texier, resté pas concerné. Texier /Shadows, c’est Play Misty For Me !

/ Au cours de l’émission vous pouvez entendre:

• Erroll Garner – The Original Misty (Mercury, 1955)
« Misty » – 2’46
• Charles Mingus – Shadows (Doxy Music, 2015)
« Self-Portrait In Three Colours » – 3’08
• Vidéo : Shadows (Universal Pictures Video, 2013)
Bande Annonce – Bonus DVD
• Charles Mingus – Shadows (Doxy Music, 2015)
« Untitled Percussion Composition » – 7’22
• Henri Texier – Varesh (JMS, 1977)
« Les « Là-Bas » « – 3’04
•  Aldo Romano, Louis Sclavis, Henri Texier – Carnet de Routes (Label Bleu, 1995)
« Annobon « – 5’03
•  Charles Mingus – Shadows (Doxy Music, 2015)
« Alice’s Wonderland » – 8’48
•  Vidéo : Shadows (Universal Pictures Video, 2013)
Bonus DVD
•  Charles Mingus – Mingus In Wonderland (CGH Ventures Incl., 2012)
« Nostalgia In Timse Square » – 12’18
•  Charles Mingus – Ah Hum (Sony Music, 1993)
« Better Git It In Your Soul » – 7’21
•  Henri Texier – Sky Dancers (Label Bleu, 2016)
« Mic Mac »– 11’08

/ L’invité

Il naît dans une famille modeste d’émigrés bretons. Son père est poseur de rail à la SNCF et sa mère fait de petits travaux de confection . Sa famille a toujours gardé un lien très fort avec la Bretagne. Il commence l’étude du piano vers huit ans, mais les cours de piano sont désagréables. Un oncle lui fait découvrir le boogie-woogie et il se passionne alors pour le jazz, et constitue un petit orchestre d’amis. Il découvre des formes de jazz plus modernes en écoutant Misterioso de Thelonious Monk, puis Miles Davis, les Jazz Messengers …

A seize ans, il a un coup de cœur pour la contrebasse, qu’il apprend en autodidacte. Il cite volontiers Wilbur Warecomme son influence majeure. Il fonde sa première formation composée de Georges Locatelli, Alain Tabar-Nouval,Jean-Max Albert et Klaus Hagel, inspirée par la musique de Don Cherry et Ornette Coleman 3 . Malgré une quasi absence de documents enregistrés ce groupe représente l’une des toutes premières expressions du free jazz en France (1965).

Il intègre ensuite une formation menée par Jef Gilson dans laquelle il rencontrera Bernard Vitet (trompette), Jean-Louis Chautemps, François Jeanneau (Saxophones), Stéphane Vilar (Batterie), Jean-Luc Ponty (Violon)… Au cours de cette même période, introduit dans les clubs Parisiens par Daniel Humair, il a également travaillé avec divers musiciens américains dans des clubs parisiens, notamment Johnny Griffin, Bill Coleman, Chet Baker, Kenny Drew, Donald Byrd et Bud Powell, Kenny Clarke, Dexter Gordon, Georges Arvanitas, Booker Ervin, René Thomas, Art Taylor.

Il est surtout connu pour ses travaux réalisés dans les années 1960 avec Don Cherry ainsi que pour son groupe « Transatlantik Quartet » avec Joe Lovano, Steve Swallow et Aldo Romano dans les années 1980.

Tout au long des années 1970, Texier est resté actif sur la scène jazz européenne, jouant entre autres avec des musiciens tels que Gordon Beck, John Abercrombie ou Didier Lockwood.

Il a aussi, au sein du trio Romano-Sclavis-Texier, participé aux trois albums ayant pour thème l’Afrique vue par le photographe Guy Le Querrec : Carnet de routes, Suite africaine et African Flashback. Sa curiosité pour le fait musical breton (Cf. « Varech » et le nom du Septet monté avec son fils) l’a amené à travailler avec des jazzmen armoricains et des pointures de la musique traditionnelle. En 1998, il a notamment participé à l’album Condaghès(Silex/Auvidis) du guitariste Jacques Pellen, avec Paolo Fresu et Erik Marchand (chant), ainsi qu’à Doue Lann (L’Oz) du bagadMen hatan.

Il a publié tous ses disques en leader avec le label français Label Bleu.

(source : wikipedia)space

/ Le film : « Shadows»  – John Cassavetes (1959)

Fiche technique

Titre : Shadows
Réalisateur : John Cassavetes
Année : 1959
Acteurs principaux : Ben Carruthers, Lelia Goldoni, Hugh Hurd, Anthony Ray, Dennis Sallas, Tom Reese, David Pokitillow, Rupert Crosse,…
Musique : Charles Mingus et Shafi Hadi
Durée : 1 heure 27 min
Genre : Drame
Nationalité : Etats-Unis

Production : Lion International
Distribution : Concorde Home Entertainment (2012) (Germany) (DVD) (John Cassavetes Collection)

Synopsis

Ils sont frères et soeurs. Ils sont noirs … sauf elle. Elle, Lelia, veut devenir écrivain ; lui, Hugh, chanteur de Jazz ; l’autre, Benny, passe sont temps dans les nuits chaudes des clubs de jazz de New York. Lelia fait la connaissance de Tony, un autre blanc … un vrai. Leur idylle prendra fin. Elle sombre dans le désespoir. Ils errent dans Manhattan.

New York est le théâtre de ce roman aux contours improvisés par John Cassavetes en 1958.
Sans l’ombre d’un doute, Shadows est un coup d’essai parfaitement unique.

Teaser

Rédigé par

Romain Santa Maria

Leave a Reply

Your email address will not be published.