David Linx et Lady Sings the Blues

David Linx et Lady Sings the Blues

« Il y a un premier et un deuxième dans Play Misty For Me. Mon premier est chanteur, compositeur et parolier. Connu et reconnu, né dans un pays confetti, qui est aussi le mien, mon premier est nommé David Linx. Et c’est une chance que d’entendre David Linx, parler en témoin privilégié, nourri de passions mûries. David Linx nous livre, avec l’accent du nord, une analyse jouissive, d’une voix singulière et crédible, de mon deuxième. Mon deuxième est un film de 1972. Qui surnage. Lady sings the blues embauche Diana Ross pour le rôle de Billie Holiday. David Linx a vu Lady sings the blues.  »

/ Au cours de l’émission vous pouvez entendre:

• Erroll Garner – The Original Misty (Mercury, 1955)
« Misty » – 2’46
• Vidéo : Lady Sings The Blues
Bande-Annonce
• David Linx/Diederik Wissels/Paolo Fresu – The Whistleblowers (Bonsaï Music, 2015)
« Contradiction Takes Its Place, Pt. 1 » – 2’14
• David Linx/Diederik Wissels Quartet– This Time (Le Chant du Monde, 2003)
« New Beginnings » – 1’38
• Video : Symphony In Black

• Paolo Fresu – 50 th anniversary #2 (Bonsaï Music, 2012)
« Gloria » – 4’35
• David Linx/Diederik Wissels/Paolo Fresu – Heartland (Emarcy, 2001)
« Praise » – 0’51
• James Baldwin/David Linx/Pierre Van Dormael – A Lover’s Question (Les Disques du Crépuscule, 1990)
« Precious Lord » – 3’58
• Video : Interview James Balwin Emission Italiques – 1972

• Billie Holiday – 100 ans de jazz (Mandarim Records, 1996)
« Georgia On My Mind » – 3’16

 

/ Play Misty For … You

/ L’invité

Fils d’Elias Gistelinck (nl) (1935-2005), compositeur contemporain et trompettiste, producteur à la RTB, initiateur du festival Jazz Middelheim à Anvers, David Linx grandit dans un environnement favorable à la musique qui l’amène à suivre très jeune des cours de solfège et à côtoyer de près certains des plus grands jazzmen. Il commence par s’initier à la flûte et au piano, puis apprend la batterie. Mais il est intéressé très tôt par le chant, écoutant d’abord les chanteuses de jazz (Betty Carter, Ella Fitzgerald). Puis il découvre Mark Murphy (qu’il accompagne à la batterie à l’âge de seize ans), l’une de ses influences importantes1. Vers l’âge de 10 ans, la découverte des œuvres de James Baldwin, en écho à sa propre rébellion intérieure, l’émeut profondément. Il n’aura dès lors de cesse de vouloir rencontrer l’écrivain américain, figure du mouvement pour les droits civiques. Abordé à l’occasion d’une lecture publique à Amsterdam, celui-ci accepte un an plus tard, en 1982, de recevoir l’adolescent à son domicile de Saint-Paul-de-Vence, partager sa vie et le choisir comme un père adoptif2,3. David Linx fera grâce à lui la connaissance de Miles Davis, qu’il cite parmi ses références pour la tenue de notes sans vibrato1. Dans le même temps, son parrain, le saxophoniste américain Nathan Davis l’amène à Paris et lui présente le batteur Kenny Clarke qui deviendra son professeur de batterie et chez qui il vivra2. Sur cet instrument, il accompagne dans les clubs de Belgique et des Pays-Bas des musiciens tels que Horace Parlan, Harry ‘Sweets’ Edison, Sahib Shihab, Ernie Wilkins, Richard Boone ou Slide Hampton1. C’est à partir de 1988 qu’il délaisse la batterie pour devenir chanteur sous son nom de scène. Depuis 1992, David Linx forme un duo avec le pianiste Diederik Wissels. Il enseigne le chant au Conservatoire royal de Bruxelles en Belgique, et en masterclasses à l’occasion de certains concerts et festivals. David Linx se produit et enregistre avec de nombreux artistes d’influences multiples comme Maria João, Fay Claassen (nl), Maria Pia De Vito, Claude Nougaro, Maurane, Jasser Haj Youssef, Natalie Dessay, Viktor Lazlo, Élisabeth Kontomanou,Laïka Fatien, André Minvielle, Chloé Cailleton. Attiré par le Brésil, il multiplie les rencontres avec des artistes tels que Ivan Lins, Caetano Veloso, Lenine ou Hamilton de Holanda. En mai 2011, il fait une tournée aux États-Unis avec l’orchestre de Philadelphie1.
Sa rencontre avec le chanteur cubain Erick de Armas sera déterminante pour ce dernier, David Linx le prenant en main pour la réalisation artistique, les arrangements et la production de son premier album Alivio y Recuerdos (Harmonia Mundi) en 2006.

/  Le film : « : « Lady Sings The Blues»  – Sidney J. Furie (1972)

Fiche technique

Titre : Lady Sings The Blues
Réalisateur : Sidney J.Furie
Année : 1972
Acteurs principaux :Diana Ross, Billy Dee Williams, Richard Pryor, James T. Hampton
Musique : : Michel Legrand
Durée : 2 heures 24 min
Genre : Biopic
Nationalité : Etats-Unis

Synopsis

Billie Holiday a mis sa vie en musique. Mais la vie n’est pas toujours musicale. Témoin de son temps, cette diva du jazz a éprouvé les rôles qu’elle a créés dans sa musique. Elle a vécu chacune des notes qu’elle a chantées. Billie tenta tant bien que mal de contenir les fêlures d’une âme à vif et d’un corps saoulé de violence en tentant de tenir la note comme un oiseau qui plâne. « Sa voix avait la saveur du caviar et du gravier », disait d’elle un critique. « Lady Sings the blues », film réalisé en 1972 par Sidney J. Furie est tiré de l’autobiographie de Billie Holiday. Ce biopic restitue la vie de cette voix aux mille visages.

/ Séquence « Time Machine »

Rédigé par

Romain Santa Maria

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