BONGO JOE RECORDS (SUISSE)

Chaque mois, Euradionantes vous présente un label européen à l'antenne et sur le site internet. Gagnez des disques du label du mois de Decembre 2016 en envoyant un mail à musique(at)euradionantes.eu en indiquant "BONGO JOE".

BONGO JOE RECORDS (SUISSE)

THE LABEL

Les Disques Bongo Joe explorent les mondes actuels et souterrains, qu’ils soient porteurs d’instruments, de voix ou de machines. Ils creusent également dans les filons du temps pour y dénicher des pépites, d’ici et d’ailleurs. On peut les trouver sous forme de vinyles aux pochettes sérigraphiées, au magasin Bongo Joe à Genève ou dispersés autour du globe.

Bongo Joe est d’abord un magasin de disques, vinyles surtout, cassettes aussi, quelques CDs, des platines, des bouquins. C’est également un lieu où l’on peut voir des concerts (de poche / in-store), des conférences (cycle Innervision), ou simplement s’y retrouver autour d’un café ou d’une bière. Bongo Joe, multifacette donc, et maison-mère du label du même nom.

Bongo Joe explores contemporary underground worlds to dig out instruments, voices and machines. He plows the furrows of time to unearth rare nuggets, from here and elsewhere, which you will find them in the form of vinyl records with gorgeous silk-screened covers at Bongo Joe’s shop in Geneva or scatterered around the world…

http://www.bongojoe.ch/

https://www.facebook.com/BongoJoeRecords/

https://lesdisquesbongojoe.bandcamp.com/

THE ARTISTS / RECORDS

OK VANCOUVER OK

Interview with Ok Vancouver Ok :
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« Anti-capitalist indie music with an environmental message ». Voici comment OK VANCOUVER OK s’amuse à résumer sa musique. Projet d’abord solo du multi-instrumentaliste Jeffrey Johnson devenu par la suite collaboratif, Ok Vancouver Ok a, depuis ses débuts en 2004, toujours su manier le contraste entre utilisations de thèmes forts dans ses paroles et de belles et délicates mélodies dans sa musique.

Le désormais trio sort son dixième album sur notre label. Un album qui se veut dans la lignée de ce que le groupe canadien a toujours su faire de mieux : de délicieuses ballades de pop expérimentale et de punk lo-fi qui ne sont pas sans rappeler Beat Happening, Talking Heads, Joy Division ou Daniel Johnston.

« This band could be huge and reach the charts, but they just don’t want to… »

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THE STACHES

The Staches sont 4 jeunes gens faisant de la musique ensemble depuis l’âge bête. Arrivés à l’âge de faire semblant d’être adulte, ils enchainent enregistrements et tournées en Europe et aux USA.

Comme un cerveau hermaphrodite à 4 hémisphères, The Staches composent ensemble en piochant dans le punk, le post-punk, le garage et n’ont pas peur d’y ajouter un peu de prog rock ou de psyché. Les textes sont scandés en anglais, les riffs audacieux et le beat incisif. De l’ensemble se dégage une pulsion primitive ne demandant qu’à se faire entendre.

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PIXVAE

Certaines racines peuvent être noueuses. Celles de PIXVAE le sont assurément. Tout comme le palmier-pêche hybride auquel il emprunte son nom, ce groupe insolite est le fruit d’origines croisées, un espace de branchements où les mélodies chaleureuses et l’ambivalence de la musique afro-colombienne rencontrent l’énergie du rock et la culture hétéroclite du jazz.

Confrontant les mondes, éclatant les repères, fusionnant des « traditions » disparates, PIXVAE incarne ainsi une alchimie insoupçonnée entre le jazzcore et le currulao : un répertoire qui secoue la perception, bouleverse les entrailles et éveille l’imaginaire.

Ici, la puissance électrique accompagne et sublime des chants porteurs de transe, invitant à un « pensons ailleurs ».

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NILAMAYE

Pour le peuple Baruya de la Papouasie Nouvelle-Guinée, la Tsimia est la grande maison cérémoniale. Elle représente le corps symbolique de la tribu. Au centre, le pilier qui structure cet édifice est appelé « grand-père ». Maison de tous les hommes de tous les villages, de tous les lignages à la fois, mélangeant tous les clans, la Tsimia matérialise leur unité. À son sommet sont plantés quatre ou cinq morceaux de bois taillés qui pointent dans les quatre directions du ciel. Ils sont appelés “Nilamayé”, les fleurs (mayé) du soleil (Nil). Pour les Baruya la divinité Soleil est le père surnaturel, le père de tout un chacun sans distinguer le sexe ni l’appartenance sociale. Le soleil est connecté avec tous. Il a donné aux hommes la force, l’énergie, le feu primordial.

Nilamayé est un groupe de musique afro-colombienne. Son répertoire est inspiré des musiques liées à l’eau de mers et de fleuves qui ont été synonymes de vie, joie et métissages. Avec la douce exubérance de ses voix, les tons chauds et enrobés du marimba de chonta, les sons profonds des cununos et des bombos, la brillance des guasas et des maracas et l’exubérance rythmique du tambour alegre, Nilamayé partage avec les auditeurs, la « joie contagieuse » des peuples colombiens.

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JESSIE MAE HEMPHILL
This personnal « best of » contains songs from her two first and only Lps, She-Wolf (1981) and Feelin’ Good (1990), which are long time super hard to find, and one song from her two only 7″ (High Water 80’s 7″ serie) and one song released for the first time ever on vinyl.
Jessie Mae Hemphill (October 18, 1923 – July 22, 2006) was born in a well-known musical family of the Delta; her great-grandfather (Dock Hemphill) was a renowned fiddle player in Choctaw County, Mississippi. Her grandfather (Sid Hemphill) was also a fiddle player and bandleader who recorded for Alan Lomax and George Mitchell. Members of the older generation of Hemphills, in a way anticipating Jessie Mae’s own musical career, were multi- instrumentalists.
Jessie Mae played guitar and drums, wrote and sang her own songs in the primal northern Mississippi hill country blues traditions. She was considered as the Queen of the Guitard Boogie. As one of the earliest successful female blues musicians, Hemphill has been an influential and pioneering artist.
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ALAIN PETERS

Icône absolue de la musique traditionnelle de l’ile de la réunion, le maloya, Alain Peters est repris par l’ensemble des artistes réunionnais d’aujourd’hui. Il est a l’origine d’une oeuvre personnelle, unique et universelle à la fois pour la premiere fois édité sur vinyle.

Dès l’age de treize ans il commence à jouer dans un orchestre de bal puis se lance dans le bouillonnement des années hippies et disco avec des groupes aux nom évocateurs comme Les Lords, Pop Decadence, Satisfaction. Vers la fin des années 1970 c’est la rencontre décisive avec un poète réunionnais , Jean Albany et l’ adoption du créole comme langue d’écriture et de la musique de l’ile , le maloya. Alain Peters fonde alors un nouveau groupe, Carrousel, au repertoire nourri de rythmes traditionnels et d’influences plus modernes. L’aventure ne durera qu’un an: le déces de son père le précipite un peu plus dans l’alcool . Le groupe se sépare et Alain plonge dans la marginalité.

Usant et abusant de zamal ( l’herbe locale ) et d’alcool, il vit en demi-clochard chantant sa misère et sa profonde tristesse aux hasard des rencontres. Une voix mélancolique, un jeu de guitare très rythmique sur une takamba , petite guitare sahélienne, des textes doux amers chantés en créole caractérisent ses chansons. Quelques enregistrements de cette époque subsistent. On les doit à Jean Marie Pirot,un enseignant passionné qui, en 1981, s’improvise directeur de studio d’enregistrement. Pendant un an, dans son appartement, il a la patience ( les séances ne duraient jamais très longtemps) de capturer une dizaine de merveilles – piste après piste, car Péters y joue de tous les instruments. Ce sont ces enregistrements remasterisés avec quelques autres capturés ça et la que l’on retrouve pour la premiere fois en vinyle.

Il décedera d’une crise cardiaque en 1995 à l’age de 43 ans. « Alain, il est immortel  » confie avec simplicité Danyel Waro. « Il a laissé beaucoup de belles choses. C’est une valeur poétique et musicale. C’est quelqu’un que je respecte grandement. C’est un rebelle qui ne pouvait pas s’inscrire dans la réalité. C’était quelqu’un de très commun et hors du commun à la fois. Il chantait sa réalité, son abîme. C’était un vagabond. Il n’a pas d’âge. Je le sais mort depuis longtemps, mais il continue d’être en nous ».

Le disque contient une sélection de 12 morceaux tiré du répertoire d’Alain Peters inséré dans une pochette épaisse (réplika). Les notes et textes ont été rédigé par Mazzoleni.

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HYPERCULTE

Derrière Hyperculte se cachent Simone Aubert (Massicot) et Vincent Bertholet (Orchestre Tout Puissant Marcel Duchamp). La première tape sur sa batterie avec une précision millimétrée. L’autre apprivoise sa contrebasse et la fait chanter en boucles. Tous deux ouvrent la bouche en litanies répétitives et inspirées. Le tout se mélange en une transe boule de feu, à la fois méditative et d’une énergie hors du commun.

Hyperculte touche du bout des poings l’urgence et l’audace de Liquid Liquid, les recherches d’Arthur Russell, la fougue décomplexée de Neu! et de Can, la pop barrée d’Areski et ce quelque chose impalpable et incantatoire venu des profondeurs du terreau de l’existence.

Animal sauvage bicéphale dompté d’une main de maître par Tobias Levin le temps d’une session tempêtueuse sur les docks de Hambourg au mois d’octobre 2015.

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ROCK & WAVES SONG CIRCLE

This album is a mystery. The little we know about it is that an outsider Swedish artist named Isaak Sundström brought it back from Mexico in 2014 after having recorded it with a local choir and an Haitian solist. They recorded together five of Isaak compositions.

We don’t know the name and number of the persons singing in the choir. We don’t know how Isaak met those singers. We don’t know how long he stayed there. The only thing we’re sure of is that this album has a unique approach and sounds like nothing else.

We could try to describe it as a DIY gospel choir delivering a conscious message of love and unity. We could tell that the world needs to listen to this album. For its infinite strength and universal power. Released hand in hand with our soul brothers of Sing a Song Fighter.

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V/A SOUL SEGA SA !
Dans les îles vierges du Sud-Ouest de l’Océan Indien, à l’île Maurice, à la Réunion, et aux Seychelles des esclaves sont déportés depuis l’Afrique et Madagascar à partir du XVIIème siècle, pour cultiver le café puis la canne.
Dans les plantations, lors de rassemblements clandestins, ils s’évadent de leur quotidien grâce aux percussions, au chant et à la danse. C’est le tschiéga, chéga ou séga, d’influence Mozambique et Malgache.
Au cours du XIXème siècle, l’appropriation progressive par les populations créoles des instruments occidentaux et des traditions mélodiques de l’ancienne Europe (quadrilles, valses, polkas, scottish, romances, mazurkas) ainsi que l’apport culturel des travailleurs engagés venus d’Inde vont jeter les bases du séga moderne.
Ce carrefour d’influences ne va cesser de s’enrichir, en particulier à partir des années 50 qui marquent l’arrivée des premiers phonographes, qui jouent toutes sortes de variétés mais aussi du jazz, de la soul, du rock’n’roll, et même de la musique cubaine et brésilienne.
Pour le séga ce sont les prémices d’une période d’intense créativité qui va couvrir les années 60 et 70. Les instruments amplifiés débarquent, et guitares électriques, basses, batteries et claviers remplacent vite violons et accordéons.
La production discographique explose et voit l’avènement de nombreux micro-labels où officient des arrangeurs de génie comme Marclaine Antoine, Gérard Cimiotti, Eric Nelson, Claude Vinh San, ou Narmine Ducap qui vont explorer le séga sous ses multiples facettes.
Claviers psychédeliques, guitares fuzz et basses ondulantes s’invitent sur les furieuses polyrythmies ternaires des batteries, ravannes, bongos, claves, triangles et maracas, pour produire un style unique.
Ce sont quelques perles de cet âge d’or du ségas de l’île Maurice, des Seychelles et de la Réunion que voilà enfin compilées ici par FolkWelt et Bongo Joe records pour notre plus grand plaisir !

 

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